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Comment le stress chronique (cortisol) provoque des maladies

Translated from Haidut blog (haidut.me)

Comment le stress chronique (cortisol) provoque des maladies

En 2018, j'ai publié un article sur une étude intéressante qui démontrait comment la présence de fragments cellulaires (mitochondriaux) dans le sang agit de manière identique à l'hormone pituitaire ACTH et active ainsi l'axe HPA. Plus il y a de fragments cellulaires dans le sang, plus la réponse au stress des glandes surrénales est intense. Ces fragments cellulaires sont, bien sûr, le résultat d'un taux élevé de cortisol (qui augmente la dégradation cellulaire) et s'ils déclenchent eux-mêmes la libération de cortisol, il est facile de comprendre comment cela forme un cercle vicieux (rétroaction positive) et pourquoi il est parfois si difficile de sortir du mode "maladie".

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2843437/

https://www.scientificamerican.com/article/brain-rsquo-s-dumped-dna-may-lead-to-stress-depression/

L'étude ci-dessus n'a examiné que les fragments mitochondriaux et leur effet sur la réponse au stress. Maintenant, une nouvelle étude démontre que des mitochondries entières et intactes sont également présentes dans le sang et sont capables d'activer la cascade inflammatoire et le système immunitaire, ce qui pourrait expliquer la nature persistante des soi-disant "maladies auto-immunes". En d'autres termes, tant qu'il y a une certaine quantité de débris cellulaires dans le sang, le système immunitaire produira des anticorps dans une tentative de désactiver/détruire ces débris. Pour un médecin qui pense mécaniquement, cela ressemble à une "attaque" du système immunitaire contre un organe/tissu spécifique. En revanche, la vision des conditions "auto-immunes" comme une réponse aux débris cellulaires explique facilement pourquoi l'utilisation de glucocorticoïdes dans de telles maladies aggrave invariablement leur évolution à long terme malgré une amélioration à court terme des symptômes. En effet, si le cortisol est le principal moteur de l'afflux de débris cellulaires dans le sang, alors l'administration de glucocorticoïdes puissants tels que la dexaméthasone ou le Medrol est susceptible d'exacerber la réponse au stress/immunitaire. Pour aggraver les choses, même si l'administration de glucocorticoïdes est arrêtée, le cycle de rétroaction positive a déjà été déclenché et/ou amplifié. Maintenant, si le cortisol (le stress) est en fait une cause des conditions "auto-immunes" plutôt qu'un traitement, on s'attendrait à ce que l'administration de substances capables de bloquer les effets du cortisol soit thérapeutique. Et c'est exactement ce que de nombreuses études ont démontré avec l'administration de DHEA, testostérone, DHT, progestérone, etc. Peut-être qu'un jour la médecine conventionnelle s'éveillera à cette vision aussi…

https://www.nature.com/articles/d41586-020-00552-0

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31957088

https://www.news-medical.net/news/20200123/Study-reveals-presence-of-functional-extracellular-mitochondria-in-the-bloodstream.aspx

“…Le travail d'une équipe dirigée par le chercheur Inserm Alain R. Thierry à l'Institut de recherche sur le cancer de Montpellier (Inserm/Université de Montpellier/Institut du cancer de Montpellier) a maintenant révolutionné les connaissances sur cet organite en révélant que des mitochondries extracellulaires entières et fonctionnelles se trouvent en fait dans le sang. Les chercheurs ont utilisé des résultats antérieurs qui montraient que le plasma d'un individu en bonne santé contient jusqu'à 50 000 fois plus d'ADN mitochondrial que d'ADN nucléaire. Ils ont émis l'hypothèse que pour être détectable et quantifiable dans le sang de cette manière, l'ADN mitochondrial devait être protégé par une structure suffisamment stable. Afin d'identifier une telle structure, des échantillons de plasma d'environ 100 individus ont été analysés. Cette analyse a révélé la présence dans la circulation sanguine de structures hautement stables contenant des génomes mitochondriaux entiers. Après examen de leur taille et de leur densité, ainsi que de l'intégrité de leur ADN mitochondrial, ces structures observées au microscope électronique (jusqu'à 3,7 millions par ml de plasma) se sont révélées être des mitochondries intactes et fonctionnelles.”

“…Mais quel est le rôle de ces mitochondries extracellulaires ? La réponse pourrait être liée à la structure de l'ADN mitochondrial, similaire à celle de l'ADN bactérien, qui lui confère la capacité d'induire des réponses immunitaires et inflammatoires. Sur la base de cette observation, les chercheurs émettent l'hypothèse que ces mitochondries circulantes pourraient être impliquées dans de nombreux processus physiologiques et/ou pathologiques nécessitant une communication entre les cellules (tels que les mécanismes de l'inflammation).”