Un faible taux de DHT peut provoquer des symptômes d'hypogonadisme même chez les hommes eugonadiques
Titre apparemment contradictoire, mais les résultats de l'étude sont assez clairs. À savoir, même chez les hommes ayant des niveaux normaux de testostérone, il existe une relation inverse directe entre les taux de DHT et les symptômes d'hypogonadisme tels que les troubles sexuels et le "syndrome de l'homme vieillissant". Pour chaque augmentation de 10 % des taux de DHT, il y a une diminution de 4,67 % des symptômes d'hypogonadisme chez les hommes eugonadiques. Ainsi, une fois de plus, cela prouve que la testostérone (T) n'est guère plus qu'une prohormone produite dans les gonades et les tissus périphériques et que son métabolite, la DHT, est l'androgène principal responsable de la santé des hommes.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33811609/
“…Résultats : La testostérone totale/libre (T) ainsi que la dihydrotestostérone (DHT) étaient associées aux scores IIEF-EF et AMS dans la population globale en utilisant des analyses univariées. Les approches multivariées ont révélé que les concentrations de DHT chez les sujets ayant des taux normaux de T (n = 416, T totale > 12 nmol/L) étaient des prédicteurs significatifs des scores AMS. Une augmentation de 0,1 nmol/l de DHT sérique dans la plage eugonadique était associée à une diminution de 4,67 % des chances d'avoir des symptômes plus graves (p = 0,011). Chez les hommes présentant une hypogonadisme biochimique (T totale < 12 nmol/L), la T totale et libre plutôt que la DHT étaient associées aux résultats AMS. Cette association n'a pas été trouvée pour les scores IIEF-EF. Des effets indirects de l'âge et de l'IMC ont été observés pour les relations avec les concentrations hormonales mais pas avec les scores des questionnaires. Conclusion : La DHT peut être associée aux symptômes d'hypogonadisme chez les hommes biochemiquement eugonadiques. La mesure de la DHT sérique pourrait être utile une fois le diagnostic d'hypogonadisme écarté, mais ne devrait pas être incluse de routine dans le processus diagnostique primaire.”