Remplacer l'amidon par le saccharose augmente le métabolisme, prévient l'obésité
Une étude qui suscitera sans doute la controverse dans la blogosphère low-carb, mais les résultats sont difficiles à contester. En effet, une alimentation pendant 15 semaines, dans laquelle 74,3 % des calories proviennent des glucides sous forme d'amidon, s'est avérée clairement obésogène, a causé une résistance à l'insuline et a élevé la glycémie, les triglycérides et les acides gras libres (AGL). Remplacer 38,5 % des calories par du saccharose a entraîné une sensibilité accrue à l'insuline, des triglycérides plus bas et des acides gras libres plus bas dans le sang malgré la consommation calorique quotidienne la plus élevée dans le groupe à haute teneur en saccharose par rapport aux groupes à régime normal et à haute teneur en amidon. Et le mécanisme derrière ces effets hautement bénéfiques du saccharose ? Une augmentation du taux métabolique de repos d'environ 20 %. Autant pour le "poison blanc" qui pointe son nez dans chaque épicerie. 🙂
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28886439/
“…Dans cette étude, nous montrons que les souris nourries avec un régime chronique riche en saccharose ne développent pas d'obésité, principalement en raison d'une augmentation de la dépense énergétique accompagnée d'une augmentation des niveaux d'expression de ChREBP et de l'ARNm de FGF21 dans le foie et le BAT. Le poids corporel ainsi que le métabolisme du glucose sont régulés par divers hormones telles que GLP-1, qui contribue à la réduction de la prise de poids en ralentissant le vidange gastrique et en supprimant l'appétit [8] ainsi qu'en augmentant la dépense énergétique [10], [11].”
“…Ainsi, un régime chronique riche en saccharose augmente la production de FGF21 concomitamment avec une augmentation des niveaux d'expression de l'ARNm de ChREBP dans le foie et le BAT. Il augmente également les niveaux d'expression de l'ARNm de FGFR1c et KLB. Ces changements agissent pour atténuer la prise de poids en augmentant la dépense énergétique (Fig. 6)…Les souris nourries au SUC montrent une dépense énergétique accrue et une sensibilité potentielle à l'insuline…”