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Les progestatifs de synthèse, mais pas la progestérone, augmentent le risque d'une tumeur cérébrale (méningiome)

Translated from Haidut blog (haidut.me)

Les progestatifs de synthèse, mais pas la progestérone, augmentent le risque d'une tumeur cérébrale (méningiome)

Une fois de plus, l'équivalence erronée entre la progestérone bioidentique et les progestatifs de synthèse (que la médecine promeut depuis des décennies) est clairement mise en évidence. L'étude ci-dessous a révélé que l'utilisation chronique de plusieurs des progestatifs de synthèse les plus couramment prescrits augmente le risque de développer un méningiome intracrânien. Cette tumeur est rare et ne cause généralement pas de problèmes graves lorsqu'elle se forme dans la colonne vertébrale/cordale. Cependant, elle peut devenir dangereuse, voire mortelle, lorsqu'elle se forme à l'intérieur de la tête, et c'est précisément ce type de tumeur que l'étude a trouvé être associé à un risque accru avec l'utilisation des progestatifs de synthèse. À l'inverse, plusieurs études ont démontré une réduction du risque de méningiome avec l'utilisation de progestérone bioidentique. Les résultats de l'étude s'expliquent probablement par le fait que l'œstrogène est une cause connue/promotrice de méningiomes et que de nombreux/progestatifs de synthèse sont en réalité œstrogéniques (comme je l'ai posté il y a des années). En revanche, la progestérone bioidentique a des effets purement anti-œstrogéniques en étant à la fois un antagoniste des récepteurs d'œstrogènes et un inhibiteur de l'aromatase.

https://www.bmj.com/content/384/bmj-2023-078078

https://www.healthday.com/healthpro-news/neurology/prolonged-use-of-progestogens-may-raise-risk-for-intracranial-meningioma

“…Noémie Roland, M.D., M.P.H., du groupe d'intérêt scientifique EPI-PHARE à Saint-Denis, en France, et ses collègues ont mené une étude cas-témoins nationale impliquant 108 366 femmes au total pour examiner le risque de méningiome intracrânien associé à l'utilisation de progestatifs sélectionnés. Les cas comprenaient 18 061 femmes vivant en France qui ont subi une chirurgie intracrânienne pour méningiome entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2018 ; chaque cas a été apparié à cinq témoins (90 305 témoins). Les chercheurs ont constaté que le risque de méningiome était accru avec l'utilisation de médrogestone (0,2 % parmi les cas contre 0,1 % parmi les témoins ; odds ratio, 3,49), d'acétate de médroxyprogestérone (injectable ; 0,05 contre 0,01 % ; odds ratio 5,55), et de promégestone (0,5 contre 0,2 % ; odds ratio, 2,39). Le risque excessif était lié à une utilisation d'un an ou plus. Aucun risque excessif de méningiome intracrânien n'a été observé pour la progestérone, la dydrogestérone ou les systèmes intra-utérins de lévonorgestrel. En raison du petit nombre de personnes recevant du diénogest ou de l'hydroxyprogestérone, aucune conclusion ne pouvait être tirée.”